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Les conséquences de l’intimidation


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Nous nous souvenons tous des petits voyous qui s’en prenaient aux autres enfants à l’école; ils les traitaient de noms, les harcelaient ou essayaient de les intimider. Ils faisaient en sorte que les autres se sentent exclus.

Nous savons maintenant mieux comment l’intimidation peut blesser profondément les enfants, dans certains cas de façon permanente.

Le Canada a connu une augmentation des cas d’intimidation, le public ayant accordé une plus grande attention à ce problème ces dernières années. Aujourd’hui, l’intimidation est un enjeu majeur en matière de sécurité et de santé publiques.

Les chiffres derrière l’intimidation

  • Au moins 1 adolescent sur 3 au Canada a déclaré avoir été victime d’intimidation.
  • Près de la moitié des parents canadiens ont déclaré avoir un enfant victime d’intimidation.
  • L’intimidation se produit une fois toutes les 7 minutes dans la cour d’école et une fois toutes les 25 minutes en classe.

L’intimidation se définit comme « un comportement agressif délibéré et répété, avec une intention négative, utilisé par un enfant pour maintenir son pouvoir sur un autre enfant ». Le résultat est « un enfant victimisé pris dans une relation abusive ».

Les formes les plus courantes sont l’intimidation physique, verbale, sociale et cybernétique, dont certaines peuvent être considérées comme illégales. Elles peuvent aller du harcèlement par messages textes et courriels à la création d’un faux profil en ligne pour ruiner la réputation de quelqu’un.

Les répercussions sur la santé

L’intimidation est une expérience traumatisante qui peut avoir des conséquences néfastes, voire tragiques, pour les victimes et les agresseurs. Certaines victimes et certains intimidateurs peuvent devenir dépressifs et commencer à se retirer de la société, tandis que d’autres réagissent de manière agressive et se tournent vers la violence.

« Les enfants qui intimident sont 37 % plus susceptibles de commettre des infractions criminelles à l’âge adulte. » Sécurité publique

Des études menées par des chercheurs comme PrevNet montrent que les enfants victimes d’intimidation souffrent davantage de maux de tête, de maux d’estomac, de crises de panique et de cauchemars. Plus longtemps ils sont victimes d’intimidation, plus ils sont susceptibles de subir des traumatismes physiques, émotionnels et psychologiques qui peuvent durer toute la vie.

Les conséquences immédiates peuvent être les suivantes :

  • Anxiété sociale, solitude, isolement
  • Faible estime de soi
  • Absentéisme et problèmes scolaires
  • Comportements agressifs
  • Pensées suicidaires, tentative de suicide ou suicide
« L’intimidation peut être dévastatrice, laissant les enfants isolés, timides et peu sûrs d’eux. Ils peuvent en venir à être incapables de dormir, ou encore à dormir trop longtemps. Ils ont souvent de mauvais résultats scolaires en raison d’une perte de concentration et de confiance en soi, ou d’une présence irrégulière en classe parce qu’ils tentent d’échapper aux intimidateurs. Lorsque l’intimidation est constante, elle peut conduire les enfants au suicide. » BullyingCanada

Tant les victimes que les intimidateurs courent plus de risques de se suicider.

Si vous pensez que votre enfant est victime d’intimidation, la Santé publique et la GRC vous recommandent de lui en parler ouvertement. Faites-lui savoir qu’il peut vous faire confiance et qu’il ne doit pas faire face seul à l’intimidation.

Si l’intimidation nuit à sa santé mentale, demandez une aide professionnelle par l’intermédiaire de votre médecin ou de votre régime de soins de santé. La plupart des régimes d’assurance offrent une variété d’outils et de ressources en matière de santé mentale, allant des programmes d’aide aux employés à la thérapie virtuelle.

Les origines de la Journée du chandail rose

La Journée du chandail rose, qui a lieu le 24 février, est un événement mondial visant à sensibiliser le public et à collecter des fonds pour les programmes de lutte contre l’intimidation. Elle a vu le jour dans une petite ville de Nouvelle-Écosse.

C’est là qu’en 2007, David Shepherd, Travis Price et leurs amis ont organisé une manifestation dans une école secondaire en signe de solidarité pour un jeune étudiant qui avait été victime d’intimidation parce qu’il avait porté un chandail rose. Ils ont distribué des chandails roses aux autres garçons de l’école pour qu’ils les portent et tiennent tête aux intimidateurs.

Depuis, leur initiative a connu un véritable engouement et prend de l'ampleur chaque année. Elle est devenue un mouvement mondial auquel de plus en plus de personnes participent chaque année. L’année dernière seulement, les citoyens de près de 180 pays ont marqué la Journée du chandail rose en faisant des dons et en partageant des messages sur les réseaux sociaux.

Le soutien que vous pouvez apporter

La Journée du chandail rose est un excellent exemple de la façon dont un petit geste de gentillesse peut faire une grande différence. Cette année, l’accent est mis sur la collaboration et sur la nécessité de traiter les autres avec dignité et respect. Comme la pandémie de COVID-19 nous l’a rappelé, une société saine repose sur notre capacité à « nous soutenir les uns les autres ».

Comment faire votre part? Soutenez les programmes qui encouragent une saine estime de soi et qui enseignent l’empathie, la compassion et la gentillesse. Apprenez à prévenir l’intimidation et à en reconnaître les signes en consultant des sources telles que le site Web de la Santé publique, dont une section se consacre à cette question.

Participez à la lutte contre l’intimidation en passant le mot sur les réseaux sociaux, et n’oubliez pas de porter votre chandail rose le 24 février.